Ecotopia

Ernest Callenbach écrit, en 1975, un roman intitulé « Ecotopia: The Notebooks and Reports of William Weston« , traduit en français en 1978 sous le titre « Écotopie : Reportage et notes personnelles de William Weston ». Je l’ai acheté et lu quasiment dès sa parution en France.

Il ressort maintenant, en poche, chez Folio, je l’ai trouvé chez Maupetit, mon libraire habituel. Certes, il était classé au rayon « Science-Fiction », alors qu’il s’agit non pas d’un roman de science-fiction, mais d’une oeuvre politique situé dans un futur proche. Mais, me direz-vous, on trouve bien « 1984 » d’Orwell dans le même rayon, alors qu’il s’agit du même genre de roman.

Là où Orwell est désespérant, ou à tout le moins désespéré, Callembach est optimiste. Le « pitch » du livre est simple: les États de la côte Ouest des USA font, pacifiquement, sécession, pour créer une république écologique et, de plus, égalitaire.

Et ce livre ressort au moment où, aux USA, une partie importante de la population est tentée de faire sécession, mais dans la violence, sur un fond d’inculture crasse et de rejet haineux des autres.

Lisez « Écotopie ». Le style est simple et facile, la trame romancée n’est là que pour permettre de présenter des idées. Mais les idées d’il y a 45 ans sont, aujourd’hui, encore plus faciles à mettre en application qu’en 1975. Le progrès technique permet de réaliser, en 2021, ce qui, en 1975, relevait encore de l’anticipation.

Le héros d’Orwell se nomme Winston Smith, celui de Callenbach se nomme William Weston, comme si, de 1948 à 1975, 27 ans après, Callenbach voulait dire, par cette ressemblance, qu’un autre futur est toujours possible.

La couverture de la réédition