Farenheit 451

Je viens de re-voir le film (1966) que François Truffaut à tiré du roman de Ray Bradbury (1953). Puis, j’ai rapproché la fin du film (les « hommes-livres ») de la fin du roman, dans sa traduction française par Henri Robillot (Denoël, 1995).

Deux passages m’ont marqué.

Le premier, c’est quand les hommes-livres expliquent: «Nous aussi, nous sommes des brûleurs de livres. Nous lisons les livres et les brûlons, de peur qu’on les découvre.» Et, plus loin: «Et quand la guerre sera finie, un jour, une année viendra où l’on pourra récrire les livres; les gens seront convoqués, un par un, pour réciter ce qu’ils savent, et on composera tout ça pour le faire imprimer, jusqu’à ce que survienne un nouvel âge des ténèbres qui nous obligera peut-être à tout reprendre à zéro.»

Cette idée parlera à certains…

Ce thème est abordé, d’une autre façon, par Jorge Luis Borges, « L’écriture du dieu », une nouvelle du recueil « L’aleph », où le dernier prêtre maya découvre que le nom de Dieu est caché, codé, préservé, dans la disposition des taches sur le pelage des jaguars.

Le second passage, c’est la présentation des hommes-livres. Les titres choisis par Truffaut sont différents de ceux du roman, et il a rajouté un homme-livre, un jeune homme qui dit «Je suis « Les chroniques martienne » de Ray Bradbury ».»

Hommage discret de l’auteur du film à l’auteur du roman.

Oskar Werner et Julie Christie

Et puisque nous parlons de Ray Bradbury: lisez « Le remède à la mélancolie », un recueil de nouvelles qui n’ont pas grand chose à voir avec la science-fiction.