{"id":1032,"date":"2021-01-23T17:39:28","date_gmt":"2021-01-23T16:39:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pallarea.fr\/?p=1032"},"modified":"2021-01-23T17:39:28","modified_gmt":"2021-01-23T16:39:28","slug":"imprescribilite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pallarea.fr\/?p=1032","title":{"rendered":"Imprescribilit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Est-il possible d&rsquo;en d\u00e9battre sans passion?<\/h4>\n\n\n\n<p>La question de la dur\u00e9e de prescription d&rsquo;un acte qualifiable p\u00e9nalement, qui se pose actuellement, est une ancienne question qu&rsquo;il faut sans doute \u00e9tudier sans passion, et, je dirais m\u00eame plus, sans passions.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-primary-background-color has-primary-color is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p>La prescription, en droit fran\u00e7ais, se d\u00e9finit en trois items principaux:<br>&#8211; La dur\u00e9e pendant laquelle il est possible de poursuivre et de juger l&rsquo;acte.<br>&#8211; Le point de d\u00e9part.<br>&#8211; Les actes interruptifs, qui rallongent le dur\u00e9e de prescription.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vous propose de laisser de c\u00f4t\u00e9 la question des \u00ab\u00a0actes interruptifs\u00a0\u00bb, qui est de pure proc\u00e9dure.<\/p>\n\n\n\n<p>Celle du point de d\u00e9part est moins technique, mais plus d\u00e9licate, entre la date de l&rsquo;acte (surtout si c&rsquo;est un acte continu, ou pluriel, ou dont la date est difficilement d\u00e9terminable), la date de connaissance de l&rsquo;acte par celui ayant capacit\u00e9 juridique \u00e0 le poursuivre et le juger, la date \u00e0 laquelle la victime a eu la possibilit\u00e9 d&rsquo;agir. Mais je vous propose de laisser de c\u00f4t\u00e9 aussi cette question, parce que, si la dur\u00e9e de prescription est longue, voire sans limite, cette question du point de d\u00e9part devient tout \u00e0 fait secondaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il reste donc la dur\u00e9e de la prescription, qui doit tenir compte de plusieurs choses:<br>&#8211; La possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir la mat\u00e9rialit\u00e9 des faits.<br>&#8211; La possibilit\u00e9 de poursuivre, juger, condamner, faire ex\u00e9cuter la peine par le coupable.<\/p>\n\n\n\n<p>La possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir la mat\u00e9rialit\u00e9 des faits, avec certitude ou, \u00e0 tout le moins, avec un \u00ab\u00a0faisceau de pr\u00e9somptions\u00a0\u00bb suffisant, se r\u00e9duit avec le temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Les preuves mat\u00e9rielles, s&rsquo;il y en a, sont de plus en plus difficiles \u00e0 \u00e9tablir, m\u00eame si les avanc\u00e9es de la police scientifique sont grandes. Mais ces techniques ne servent que sur une \u00ab\u00a0sc\u00e8ne de crime\u00a0\u00bb, ou avec des objets mat\u00e9riels conserv\u00e9s, ce est peu fr\u00e9quent quand l&rsquo;acte (je pr\u00e9f\u00e8re utiliser le terme \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nement\u00a0\u00bb, qui est plus libre de consid\u00e9rations juridiques) est d\u00e9nonc\u00e9 tr\u00e8s longtemps apr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les preuves testimoniales, avec le temps, deviennent encore plus fragiles.<\/p>\n\n\n\n<p>La victime elle-m\u00eame (ou les victimes) va certes avoir un souvenir, mais, avec le temps, le souvenir peut se d\u00e9former, de bien des fa\u00e7ons, et ce souvenir est, bien souvent, le seul \u00e9l\u00e9ment de l&rsquo;accusation.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;accus\u00e9, de la m\u00eame fa\u00e7on, peut avoir un souvenir d\u00e9form\u00e9, ou disparu, et, pourtant, le souvenir qu&rsquo;il a de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement est, pour lui, un \u00e9l\u00e9ment essentiel de sa d\u00e9fense.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il en est de m\u00eame des t\u00e9moins. Leur souvenir est d&rsquo;autant plus sujet \u00e0 caution que, d&rsquo;une part, il ne sont pas directement concern\u00e9s par l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement et que, d&rsquo;autre part, s&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins d&rsquo;un acte p\u00e9nalement qualifiable, ou si, seulement, ils ont eu un doute sur la possibilit\u00e9 de cet acte, il auraient d\u00fb agir. Or, ils ne l&rsquo;ont pas fait\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>A supposer que, bien longtemps apr\u00e8s, les faits puissent \u00eatre \u00e9tablis de fa\u00e7on suffisante, qu&rsquo;en est-il du pr\u00e9sum\u00e9 coupable? Est-il encore vivant? Sinon, en droit fran\u00e7ais, l&rsquo;action de la Justice est \u00e9teinte, et il n&rsquo;y aura pas de \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9 judiciaire\u00a0\u00bb \u00e9tablie. Et s&rsquo;il est vivant, dispose-t-il encore de toutes ses facult\u00e9s intellectuelles pour assurer sa d\u00e9fense? Et, de plus, est-il possible de l&rsquo;interroger et de le faire compara\u00eetre? Peut-\u00eatre est-il impossible \u00e0 retrouver. Certes, la contumace est possible, mais elle rend encore plus difficile l&rsquo;\u00e9tablissement de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et si l&rsquo;accus\u00e9 est vivant, pr\u00e9sent, assurant sa d\u00e9fense, si sa culpabilit\u00e9 est \u00e9tablie, quelle peine prononcer, si longtemps apr\u00e8s?<br>Quel int\u00e9r\u00eat de la peine pour emp\u00eacher une \u00e9ventuelle r\u00e9cidive? Aucun, la r\u00e9cidive a pu avoir eu lieu, et ce d&rsquo;autant plus que beaucoup de temps s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9.<br>Quel int\u00e9r\u00eat pour dissuader d&rsquo;autres coupables potentiels? Seront-ils dissuad\u00e9s par le fait que, si longtemps apr\u00e8s, le coupable est condamn\u00e9, ou au contraire encourag\u00e9s par sa longue impunit\u00e9?<br>Ne reste que l&rsquo;aspect de la r\u00e9pression individuelle, sachant que l&rsquo;\u00e2ge du condamn\u00e9 rend difficile l&rsquo;ex\u00e9cution compl\u00e8te de la peine, par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour toutes ces raisons, s&rsquo;il est compr\u00e9hensible de poser le principe de l&rsquo;imprescribilit\u00e9 des crimes de guerres et des crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9, dont les victimes, les auteurs, et m\u00eame souvent les t\u00e9moins sont nombreux, et les preuves mat\u00e9rielles, de ce fait, plus nombreuses aussi, il est difficile de rendre imprescriptibles des actes individuels, si graves soient-ils.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ceci, bien s\u00fbr, sans pr\u00e9judice de toutes les autres consid\u00e9rations morales et psychologiques, pour la victime, soci\u00e9tales et politiques, pour l&rsquo;\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator aligncenter has-text-color has-background has-primary-background-color has-primary-color is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un texte qui a maintenant 250 ans sur ce sujet:<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Il faut, au reste, bien se garder de pr\u00e9tendre \u00e9tablir une proportion exacte entre l&rsquo;atrocit\u00e9 des d\u00e9lits et le temps fix\u00e9 par la dur\u00e9e des informations ou la prescription. Lorsqu&rsquo;un crime n&rsquo;est pas prouv\u00e9, plus il est affreux, moins il est vraisemblable. Il sera donc n\u00e9cessaire d&rsquo;abr\u00e9ger le temps des informations et de prolonger celui qu&rsquo;on exige pour que la prescription ait lieu, malgr\u00e9 la contradiction apparente qu&rsquo;implique ce principe avec celui que je viens d&rsquo;\u00e9tablir, en avan\u00e7ant que si l&rsquo;on consid\u00e8re le temps de la prison et celui de la prescription comme une peine, on peut d\u00e9cerner des ch\u00e2timents \u00e9gaux \u00e0 des crimes diff\u00e9rents. D\u00e9veloppons cette id\u00e9e, et, pour la rendre plus sensible, divisons les crimes en deux classes, la premi\u00e8re sera celle des atrocit\u00e9s, qui commencera \u00e0 l&rsquo;homicide et comprendra toute l&rsquo;horrible progression des forfaits. Nous rangerons dans la seconde les actions moins coupables dans leur principe et moins funestes dans leurs effets. Cette distinction a sa source dans la nature de l&rsquo;homme. La s\u00fbret\u00e9 de la personne est de droit naturel, la s\u00fbret\u00e9 des biens est de droit social. Les sentiments de l&rsquo;humanit\u00e9 sont grav\u00e9s par la nature dans toutes les \u00e2mes: il faut de bien puissants motifs pour \u00e9touffer leur voix imp\u00e9rieuse, et ces motifs sont en petit nombre. Il n&rsquo;en est pas de m\u00eame de ceux qui nous portent \u00e0 violer les conventions de la soci\u00e9t\u00e9. Le droit qui r\u00e9sulte de ces conventions n&rsquo;est point \u00e9crit dans notre c\u0153ur, et la pente naturelle \u00e0 chercher son bien-\u00eatre ne conduit que trop souvent \u00e0 y donner atteinte. Or, si l&rsquo;on veut \u00e9tablir des r\u00e8gles de probabilit\u00e9 pour ces deux classes de d\u00e9lit, il faut les poser sur des bases diff\u00e9rentes.<br>Les grands crimes \u00e9tant plus rares, la dur\u00e9e de l&rsquo;instruction doit \u00eatre diminu\u00e9e, et celle qu&rsquo;on fixe pour la prescription augment\u00e9e en raison de la vraisemblance qu&rsquo;il y a que l&rsquo;accus\u00e9 est innocent. Par ce moyen, qui acc\u00e9l\u00e8re la sentence d\u00e9finitive, on \u00e9vite de laisser au peuple l&rsquo;esp\u00e9rance de l&rsquo;impunit\u00e9, toujours plus dangereuse \u00e0 mesure que les forfaits sont plus atroces; au contraire, dans les d\u00e9lits moins consid\u00e9rables, la dur\u00e9e de l&rsquo;instruction doit \u00eatre prolong\u00e9e, parce que l&rsquo;innocence de l&rsquo;accus\u00e9 est moins probable, et le temps fix\u00e9 pour la prescription doit \u00eatre raccourci, parce que les suites de l&rsquo;impunit\u00e9 sont moins funestes; au reste, cette distinction ne serait pas admissible si les dangers de l&rsquo;impunit\u00e9 diminuaient eu proportion exacte de ce que la probabilit\u00e9 du d\u00e9lit est plus forte, si l&rsquo;accus\u00e9 devait d&rsquo;autant plus se flatter d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la justice qu&rsquo;il y a plus de raisons de le croire coupable; mais qu&rsquo;on y r\u00e9fl\u00e9chisse avec soin, et l&rsquo;on verra qu&rsquo;un accus\u00e9, renvoy\u00e9 faute de preuves, n&rsquo;est ni absous ni condamn\u00e9, qu&rsquo;il peut, par cons\u00e9quent, \u00eatre arr\u00eat\u00e9 de nouveau et soumis \u00e0 l&rsquo;examen juridique pour le m\u00eame crime, et qu&rsquo;enfin. il est toujours sous les yeux vigilants des lois, et n&rsquo;est nullement d\u00e9charg\u00e9 de l&rsquo;accusation intent\u00e9e contre lui qu&rsquo;apr\u00e8s avoir parcouru l&rsquo;espace de temps fix\u00e9 pour la prescription relativement au d\u00e9lit dont il \u00e9tait soup\u00e7onn\u00e9.<br>Tel est, ce me semble, le temp\u00e9rament qu&rsquo;on doit prendre pour assurer \u00e0 la fois la s\u00fbret\u00e9 des citoyens et leur libert\u00e9 sans favoriser l&rsquo;une aux d\u00e9pens de l&rsquo;autre. Ces deux biens forment le patrimoine \u00e9gal et inali\u00e9nable de chaque citoyen; et, par les moyens que je propose, on ne les verra plus prot\u00e9g\u00e9s, l&rsquo;un par le despotisme d\u00e9couvert ou d\u00e9guis\u00e9, l&rsquo;autre par l&rsquo;anarchie tumultueuse.<br><br><em>Trait\u00e9 des d\u00e9lits et des peines, extrait du chapitre 13<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator aligncenter has-text-color has-background has-primary-background-color has-primary-color is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Deux r\u00e9f\u00e9rences<\/h4>\n\n\n\n<p>Cesare Bonesana Beccaria [1738-1794],\u00a0<strong>Trait\u00e9 des d\u00e9lits et des peines<\/strong>. Traduction de l&rsquo;italien, publi\u00e9e \u00e0 Paris en 1773<br>Et, sur le sujet de la prescription, notamment le chapitre 13 \u00ab\u00a0Des t\u00e9moins\u00a0\u00bb, le chapitre 19 \u00ab\u00a0De la promptitude des ch\u00e2timents\u00a0\u00bb, et le chapitre 30 \u00ab\u00a0Du proc\u00e8s et de la prescription\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"169\" height=\"267\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.pallarea.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Des-Delits-Et-Des-Peines-Preface-De-Casamayor-Livre-847564789_ML-1.jpg?resize=169%2C267&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-1041\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Vous pourrez t\u00e9l\u00e9charger le \u00ab\u00a0Trait\u00e9 des d\u00e9lits et des peines\u00a0\u00bb au lien suivant:<br><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/beccaria\/traite_delits_et_peines\/traite_delits_et_peines.html\" target=\"_blank\">http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/beccaria\/traite_delits_et_peines\/traite_delits_et_peines.html<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Et retrouver la Convention sur l&rsquo;imprescriptibilit\u00e9 des crimes de guerre et des crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 du 26 novembre 1968 sur le site de l&rsquo;ONU:<br><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.ohchr.org\/FR\/ProfessionalInterest\/Pages\/WarCrimes.aspx\" target=\"_blank\">https:\/\/www.ohchr.org\/FR\/ProfessionalInterest\/Pages\/WarCrimes.aspx<\/a><\/p>\n<div class=\"fcbkbttn_buttons_block\" id=\"fcbkbttn_left\"><div class=\"fcbkbttn_like fcbkbttn_large_button\"><fb:like href=\"https:\/\/www.pallarea.fr\/?p=1032\" action=\"like\" colorscheme=\"light\" layout=\"button\"  size=\"large\"><\/fb:like><\/div><div class=\"fb-share-button fcbkbttn_large_button \" data-href=\"https:\/\/www.pallarea.fr\/?p=1032\" data-type=\"button\" data-size=\"large\"><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Beccaria \u00e0 la convention internationale du 26 novembre 1968<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1041,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-1032","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opinions"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.pallarea.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Des-Delits-Et-Des-Peines-Preface-De-Casamayor-Livre-847564789_ML-1.jpg?fit=169%2C267&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1032"}],"version-history":[{"count":27,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1032\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1061,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1032\/revisions\/1061"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1041"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pallarea.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}