{"id":76,"date":"2020-12-30T17:54:58","date_gmt":"2020-12-30T16:54:58","guid":{"rendered":"http:\/\/jeanpierre.pallarea.free.fr\/?page_id=76"},"modified":"2020-12-30T17:54:58","modified_gmt":"2020-12-30T16:54:58","slug":"declaration-des-droits-de-la-femme-et-de-la-citoyenneeclaration-des-droits-de-la-femme-et-de-la-citoyenne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.pallarea.fr\/?page_id=76","title":{"rendered":"D\u00e9claration des droits de la femme et de la citoyenne"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><strong><u>Pr\u00e9ambule<\/u><\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Homme es-tu capable d&rsquo;\u00eatre juste ? C&rsquo;est une femme qui t&rsquo;en fais la question ; tu ne lui \u00f4teras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t&rsquo;a donn\u00e9 le souverain empire d&rsquo;opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le cr\u00e9ateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi si tu l&rsquo;oses, l&rsquo;exemple de cet empire tyrannique.<\/strong>&nbsp;<br><strong>Remonte aux animaux, consulte les \u00e9l\u00e9ments, \u00e9tudie les v\u00e9g\u00e9taux, jette enfin un coup d&rsquo;oeil sur toutes les modifications de la mati\u00e8re organis\u00e9e ; et rends-toi \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence quand je t&rsquo;en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l&rsquo;administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coop\u00e8rent avec un ensemble harmonieux \u00e0 ce chef-d&rsquo;oeuvre immortel.<\/strong>&nbsp;<br><strong>L&rsquo;homme s&rsquo;est fagot\u00e9 un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursoufl\u00e9 de sciences et d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9, dans ce si\u00e8cle de lumi\u00e8res et de sagacit\u00e9, dans l&rsquo;ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a re\u00e7u toutes les facult\u00e9s intellectuelles ; qui pr\u00e9tend jouir de la r\u00e9volution, et r\u00e9clamer ses droits \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9, pour ne rien dire de plus.<\/strong>&nbsp;<br><strong>Les m\u00e8res, les filles, les s\u0153urs, repr\u00e9sentantes de la nation, demandent d&rsquo;\u00eatre constitu\u00e9es en assembl\u00e9e nationale. Consid\u00e9rant que l&rsquo;ignorance, l&rsquo;oubli ou le m\u00e9pris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont r\u00e9solu d&rsquo;exposer dans une d\u00e9claration solennelle, les droits naturels, inali\u00e9nables et sacr\u00e9s de la femme ; afin que cette d\u00e9claration, constamment pr\u00e9sente \u00e0 tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir des femmes ; et ceux du pouvoir des hommes, pouvant \u00eatre \u00e0 chaque instant compar\u00e9s avec le but de toute institution politique, en soient respect\u00e9s ; afin que les r\u00e9clamations des citoyennes, fond\u00e9es d\u00e9sormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la onstitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.<\/strong>&nbsp;<br><strong>En cons\u00e9quence, le sexe sup\u00e9rieur en beaut\u00e9 comme en courage dans les souffrances maternelles, reconna\u00eet et d\u00e9clare, en pr\u00e9sence et sous les auspices de l&rsquo;\u00catre supr\u00eame, les Droits suivants de la femme et de la citoyenne.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article Premier<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Femme na\u00eet libre et demeure \u00e9gale \u00e0 l&rsquo;Homme en droits&#8230;.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article II<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l&rsquo;Homme : ces droits sont la libert\u00e9, la propri\u00e9t\u00e9, la s\u00fbret\u00e9, et surtout la r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;oppression.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article III<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le principe de toute souverainet\u00e9 r\u00e9side essentiellement dans la Nation, qui n&rsquo;est que la r\u00e9union de la Femme et de l&rsquo;Homme: nul corps, nul individu, ne peut exercer d&rsquo;autorit\u00e9 qui n&rsquo;en \u00e9mane express\u00e9ment.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article IV<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La libert\u00e9 et la justice consistent \u00e0 rendre tout ce qui appartient \u00e0 autrui ; ainsi l&rsquo;exercice des droits naturels de la femme n&rsquo;a de bornes que la tyrannie perp\u00e9tuelle que l&rsquo;homme lui oppose&#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article V<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les lois de la nature et de la raison d\u00e9fendent toutes actions nuisibles \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9&#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article VI<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Loi doit \u00eatre l&rsquo;expression de la volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs repr\u00e9sentants, \u00e0 sa formation ; elle doit \u00eatre la m\u00eame pour tous: toutes les citoyennes et tous les citoyens, \u00e9tant \u00e9gaux \u00e0 ses yeux, doivent \u00eatre \u00e9galement admissibles \u00e0 toutes dignit\u00e9s, places et emplois publics, selon leurs capacit\u00e9s, et sans autres distinctions&#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article V<\/u>II<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nulle femme n&rsquo;est except\u00e9e ; elle est accus\u00e9e, arr\u00eat\u00e9e, et d\u00e9tenue dans les cas d\u00e9termin\u00e9s par la Loi&#8230; comme les hommes&#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article VIII<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Loi ne doit \u00e9tablir que des peines strictement et \u00e9videmment n\u00e9cessaires, et nul ne peut \u00eatre puni qu&rsquo;en vertu d&rsquo;une Loi \u00e9tablie et promulgu\u00e9e ant\u00e9rieurement au d\u00e9lit et l\u00e9galement appliqu\u00e9e aux femmes.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article IX<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Toute femme \u00e9tant d\u00e9clar\u00e9e coupable, toute rigueur est exerc\u00e9e par la Loi.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article X<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nul ne doit \u00eatre inqui\u00e9t\u00e9 pour ses opinions m\u00eames fondamentales, la femme a le droit de monter sur l&rsquo;\u00e9chafaud ; elle doit avoir \u00e9galement celui de monter \u00e0 la Tribune&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XI<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La libre communication des pens\u00e9es et des opinions est un des droits les plus pr\u00e9cieux de la femme, puisque cette libert\u00e9 assure la l\u00e9gitimit\u00e9 des p\u00e8res envers les enfants&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XII<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La garantie des droits de la femme et de la citoyenne n\u00e9cessite une utilit\u00e9 majeure ;&nbsp; cette garantie doit \u00eatre institu\u00e9e pour l&rsquo;avantage de tous, et non pour l&rsquo;utilit\u00e9 particuli\u00e8re&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article&nbsp;<\/u>XIII<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour l&rsquo;entretien de la force publique, pour les d\u00e9penses d&rsquo;administration, les contributions de la femme et de l&rsquo;homme sont \u00e9gales&nbsp; elle a part \u00e0 toutes les corv\u00e9es, \u00e0 toutes les t\u00e2ches p\u00e9nibles ; elle doit donc avoir de m\u00eame part \u00e0 la distribution des places, des emplois, des charges, des dignit\u00e9s et de l&rsquo;industrie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XIV<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-m\u00eames, ou par leurs repr\u00e9sentants, la n\u00e9cessit\u00e9 de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adh\u00e9rer que par l&rsquo;admission d&rsquo;un partage \u00e9gal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l&rsquo;administration publique, et de d\u00e9terminer la quotit\u00e9, l&rsquo;assiette, le recouvrement et la dur\u00e9e de l&rsquo;imp\u00f4t.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XV<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La masse des femmes, coalis\u00e9e pour la contribution \u00e0 celle des hommes, a le droit de demander compte, \u00e0 tout agent public, de son administration.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XVI<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Toute soci\u00e9t\u00e9, dans laquelle la garantie des droits n&rsquo;est pas assur\u00e9e, ni la s\u00e9paration des pouvoirs d\u00e9termin\u00e9e, n&rsquo;a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorit\u00e9 des individus qui composent la Nation, n&rsquo;a pas coop\u00e9r\u00e9 \u00e0 sa r\u00e9daction.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Article XVII<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les propri\u00e9t\u00e9s sont \u00e0 tous les sexes r\u00e9unis ou s\u00e9par\u00e9s; elles ont pour chacun un droit inviolable et sacr\u00e9; nul ne peut en \u00eatre priv\u00e9 comme vrai patrimoine de la nature&#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Postambule<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Femme, r\u00e9veille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l&rsquo;univers ; reconnais tes droits&#8230;. Le flambeau de la v\u00e9rit\u00e9 a dissip\u00e9 tous les nuages de la sottise et de l&rsquo;usurpation. L&rsquo;homme esclave a multipli\u00e9 ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. O femmes! femmes, quand cesserez-vous d&rsquo;\u00eatre aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la r\u00e9volution ? Un m\u00e9pris plus marqu\u00e9, un d\u00e9dain plus signal\u00e9&#8230; que vous reste-t-il donc ? la conviction des injustices de l&rsquo;homme. La r\u00e9clamation de votre patrimoine, fond\u00e9e sur les sages d\u00e9crets de la nature&#8230;. Craignez-vous que nos L\u00e9gislateurs Fran\u00e7ais &#8230; ne vous r\u00e9p\u00e8tent : femmes, qu&rsquo;y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous \u00e0 r\u00e9pondre. S&rsquo;ils s&rsquo;obstinaient, dans leur faiblesse, \u00e0 mettre cette incons\u00e9quence&#8230; opposez courageusement la force de la raison aux vaines pr\u00e9tentions de sup\u00e9riorit\u00e9 ; r\u00e9unissez-vous sous les \u00e9tendards de la philosophie ; d\u00e9ployez toute l&rsquo;\u00e9nergie de votre caract\u00e8re&#8230;. Quelles que soient les barri\u00e8res que l&rsquo;on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir; vous n&rsquo;avez qu&rsquo;\u00e0 le vouloir&#8230;. Sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime, tout \u00e9tait vicieux, tout \u00e9tait coupable ; &#8230; Une femme n&rsquo;avait besoin que d&rsquo;\u00eatre belle ou aimable ; quand elle poss\u00e9dait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes \u00e0 ses pieds. Si elle n&rsquo;en profitait pas, celle avait un caract\u00e8re bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux m\u00e9pris des richesses; alors elle n&rsquo;\u00e9tait plus consid\u00e9r\u00e9e que comme une mauvaise t\u00eate; la plus ind\u00e9cente se faisait respecter avec de l&rsquo;or ; le commerce des femmes \u00e9tait une esp\u00e8ce d&rsquo;industrie re\u00e7ue dans la premi\u00e8re classe&#8230;. S&rsquo;il en avait encore, la r\u00e9volution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin \u00e0 la fortune est ferm\u00e9 \u00e0 la femme que l&rsquo;homme ach\u00e8te, comme l&rsquo;esclave sur les c\u00f4tes d&rsquo;Afrique&#8230;. si le ma\u00eetre lui donne la libert\u00e9 sans r\u00e9compense, et \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 l&rsquo;esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortun\u00e9e ? Le jouet du m\u00e9pris ; les portes m\u00eame de la bienfaisance lui sont ferm\u00e9es ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n&rsquo;a-t-elle pas su faire fortune ? D&rsquo;autres exemples encore plus touchants s&rsquo;offrent \u00e0 la raison. Une jeune personne sans exp\u00e9rience, s\u00e9duite par un homme qu&rsquo;elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l&rsquo;ingrat la laissera apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l&rsquo;abandonnera de m\u00eame. S&rsquo;il est riche, il se croira dispens\u00e9 de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelqu&rsquo;engagement le lie \u00e0 ses devoirs, il en violera la puissance en esp\u00e9rant tout des lois. S&rsquo;il est mari\u00e9, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois restent-il donc \u00e0 faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes&#8230;. On con\u00e7oit ais\u00e9ment que celle qui est n\u00e9e d&rsquo;une famille riche, gagne beaucoup avec l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des partages. Mais celle qui est n\u00e9e d&rsquo;une famille pauvre, avec du m\u00e9rite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvret\u00e9 et l&rsquo;opprobre&#8230;. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l&rsquo;amour. La femme mari\u00e9e peut impun\u00e9ment donner des b\u00e2tards \u00e0 son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l&rsquo;est pas, n&rsquo;a qu&rsquo;un faible droit: les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur p\u00e8re, pour ses enfants, et l&rsquo;on n&rsquo;a pas fait de nouvelles lois sur cette mati\u00e8re. Si tenter de donner \u00e0 mon sexe une consistance honorable et juste, est consid\u00e9r\u00e9 dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l&rsquo;impossible, je laisse aux hommes \u00e0 venir; la gloire de traiter cette mati\u00e8re; mais, en attendant, on peut la pr\u00e9parer par l\u00e9ducation nationale, par la restauration des m\u0153urs et par les conventions conjugales.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Forme du Contrat Social de l&rsquo;Homme et de la Femme.<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nous N&#8230; et N&#8230;, mus par notre propre volont\u00e9, nous unissons pour le terme de notre vie, et pour la dur\u00e9e de nos penchants mutuels, aux conditions suivantes :<\/strong>&nbsp;<br><strong>Nous entendons et voulons mettre nos fortunes en communaut\u00e9, en nous r\u00e9servant cependant le droit de les s\u00e9parer en faveur de nos enfants, et de ceux que nous pourrions avoir d&rsquo;une inclination particuli\u00e8re, reconnaissant mutuellement que notre bien appartient directement \u00e0 nos enfants, de quelque lit qu&rsquo;ils sortent, et que tous indistinctement ont le droit de porter le nom des p\u00e8res et m\u00e8res qui les ont avou\u00e9s, et nous imposons de souscrire \u00e0 la loi qui punit l&rsquo;abn\u00e9gation de son propre sang. Nous nous obligeons \u00e9galement, au cas de s\u00e9paration, de faire le partage de notre fortune&#8230;. et, au cas d&rsquo;union parfaite, celui qui viendrait \u00e0 mourir, se d\u00e9sisterait de la moiti\u00e9 de ses propri\u00e9t\u00e9s en faveur de ses enfants ; et si l&rsquo;un mourait sans enfants, le survivant h\u00e9riterait de droit&#8230; Voil\u00e0 \u00e0 peu pr\u00e8s la formule de l&rsquo;acte conjugal dont je propose &lsquo;ex\u00e9cution.<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&#8230;combien il (cet \u00e9crit) offrira aux sages de moyens moraux pour arriver \u00e0 la perfectibilit\u00e9 d&rsquo;un gouvernement heureux! j&rsquo;en vais donner en peu de mots la preuve physique. Le riche \u00c9picurien sans enfants, trouve fort bon d&rsquo;aller chez son voisin pauvre augmenter sa famille. Lorsqu&rsquo;il y aura une loi qui autorisera la femme du pauvre \u00e0 faire adopter au riche ses enfants, les liens de la soci\u00e9t\u00e9 seront plus resserr\u00e9s, et les m\u0153urs plus \u00e9pur\u00e9es. Cette loi conservera peut-\u00eatre le bien de la communaut\u00e9, et retiendra le d\u00e9sordre qui conduit tant de victimes dans les hospices de l&rsquo;opprobre, de la bassesse et de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9ration des principes humains&#8230; Je voudrais encore une loi qui avantage\u00e2t les veuves et les demoiselles tromp\u00e9es par les fausses promesses d&rsquo;un homme \u00e0 qui elles se seraient attach\u00e9es ; je voudrais, dis-je, que cette loi for\u00e7\u00e2t un inconstant \u00e0 tenir ses engagements, ou \u00e0 une indemnit\u00e9 proportionn\u00e9e \u00e0 sa fortune&#8230;. J&rsquo;offre un moyen invincible pour \u00e9lever l&rsquo;\u00e2me des femmes ; c&rsquo;est de les joindre \u00e0 tous les exercices de l&rsquo;homme: si l&rsquo;homme s&rsquo;obstine \u00e0 trouver ce moyen impraticable, qu&rsquo;il partage sa fortune avec la femme, non \u00e0 son caprice, mais par la sagesse des lois. Le pr\u00e9jug\u00e9 tombe, les m\u0153urs s&rsquo;\u00e9purent, et la nature reprend tous ses droits &#8230;<\/strong>&nbsp;<br>&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<div class=\"fcbkbttn_buttons_block\" id=\"fcbkbttn_left\"><div class=\"fcbkbttn_like fcbkbttn_large_button\"><fb:like href=\"https:\/\/www.pallarea.fr\/?page_id=76\" action=\"like\" colorscheme=\"light\" layout=\"button\"  size=\"large\"><\/fb:like><\/div><div class=\"fb-share-button fcbkbttn_large_button \" data-href=\"https:\/\/www.pallarea.fr\/?page_id=76\" data-type=\"button\" data-size=\"large\"><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9ambule&nbsp;&nbsp; Homme es-tu capable d&rsquo;\u00eatre juste ? C&rsquo;est une femme qui t&rsquo;en fais la question ; tu ne lui \u00f4teras pas du moins ce droit. Dis moi : Qui t&rsquo;a donn\u00e9 le souverain empire d&rsquo;opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? 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