Et nous fêtons Samain, et nous fêtons Beltaine Nos ancêtres déjà célébraient ces deux temps.Ils furent initiés, il y a fort longtemps Au cycle des saisons qui sans fin nous entraine. La saison du printemps où pousse l’herbe verte Et la saison d’automne où nous lançons des sorts Pour fermer sans retour, sur le chemin des morts La porte qui ne doit jamais rester ouverte. Ou plutôt qui ne doit qu’une fois s’entrouvrir Une nuit dans l’année, quand l’été vient mourir Aux portes de l’hiver où s’endort, souterraine La graine d’où naîtra le blé du lendemain. Au soleil invaincu nous oublierons Samain Et dans le feu nouveau nous fêterons Beltaine.
